Information destinée aux patients

Information professionnelle

Neogast-X lingual
Axapharm AG
Composition

Principes actifs

Dompéridone.

Excipients

Mannitol (E421)

silice colloïdale anhydre (E551)

cellulose microcristalline (E460)

aspartame (E951) 7.5 mg par comprimé orodispersible

crospovidone

stéarate de magnésium

arôme (menthe)

Forme pharmaceutique et quantité de principe actif par unité

1 comprimé orodispersible contient 10 mg de dompéridone.

Indications/Possibilités d’emploi

Neogast-X lingual est utilisé pour améliorer les symptômes de nausées et de vomissements.

Posologie/Mode d’emploi

Il est conseillé de prendre Neogast-X lingual 15 à 30 minutes avant les repas pour ne pas ralentir l’absorption du médicament.

Neogast-X lingual est un comprimé orodispersible rapidement soluble. La prise peut s’effectuer sans liquide. Le comprimé orodispersible se dissout à la surface de la langue en l’espace de quelques secondes, avant d’être avalé avec la salive.

Recommandations posologiques dans le cadre d’une prescription médicale

La durée du traitement continu ne doit pas excéder une semaine.

Adultes et adolescents (à partir de 12 ans et pesant au moins 35 kg ou de plus)

1 comprimé orodispersible de 10 mg 3× par jour.

Formulation (dompéridone par unité)

Posologie

Comprimés orodispersibles (10 mg/comprimé)

1 comprimé 3× par jour

Enfants de moins de 12 ans pesant moins de 35 kg et adultes et adolescents pesant moins de 35 kg

Les comprimés orodispersibles ne conviennent pas aux enfants de moins de 12 ans ni aux adultes et adolescents pesant moins de 35 kg.

Recommandations posologiques pour une utilisation sans prescription médicale

Adolescents à partir de 12 ans et adultes jusqu’à 60 ans pesant 35 kg ou plus

Neogast-X lingual 10 mg peuvent être administrés jusqu'à 3 fois par jour.

Adultes de plus de 60 ans

Les patients de plus de 60 ans doivent consulter leur médecin avant de prendre Neogast-X lingual (voir «Mises en garde et précautions, Effets sur le cœur»).

Instructions spéciales pour la posologie

En cas d’insuffisance rénale

La quantité de médicament éliminée sous forme non métabolisée par voie rénale étant très faible, l’administration d’une dose unique à des insuffisants rénaux ne nécessite aucun ajustement particulier. En raison de l’allongement de la demi-vie plasmatique de la dompéridone (qui passe de 7 heures à 20 heures) dans les cas d’insuffisance rénale sévère (créatinine sérique >6 mg/100 ml, c.à.d. >0.6 mmol/l), il est souhaitable, lors d’une administration répétée de Neogast-X lingual, de ramener la fréquence des prises à 1× ou 2× par jour selon la gravité de la maladie et, au besoin, de diminuer la dose. Si le traitement est de relativement longue durée, les patients atteints d’insuffisance rénale sévère devront faire l’objet de contrôles réguliers (voir «Pharmacocinétique»).

En cas de troubles de la fonction hépatique

Neogast-X lingual est contre-indiqué chez les patients souffrant de troubles de la fonction hépatique modérés (score de Child-Pugh 7 à 9) ou sévères (score de Child-Pugh >9) (voir «Contre-indications»). Une adaptation de la dose n’est pas nécessaire chez les patients souffrant de troubles de la fonction hépatique légers (score de Child-Pugh 5-6) (voir «Pharmacocinétique»).

Contre-indications

Neogast-X lingual est contre-indiqué dans les situations suivantes:

– chez les patients présentant une hypersensibilité connue à la dompéridone ou à l’un des excipients, en fonction de la composition du produit;

– chez les patients porteurs d’un adénome hypophysaire à prolactine (prolactinome);

– chez les patients présentant un allongement de l’intervalle de conduction cardiaque, en particulier de l’intervalle QTc, et chez les patients présentant des troubles électrolytiques significatifs (hypokaliémie, hyperkaliémie, hypomagnésémie) ou des pathologies cardiaques telles qu’une insuffisance cardiaque congestive (voir «Mises en garde et précautions»);

– en cas d’utilisation concomitante de puissants inhibiteurs du CYP3A4 qui allongent l’intervalle QT de façon avérée, tels que la clarithromycine, l’érythromycine, l’itraconazole, le kétoconazole oral, le posaconazole, le ritonavir, le saquinavir, la télithromycine et le voriconazole (voir «Mises en garde et précautions» et «Interactions»);

– dans tous les cas où une stimulation de la motilité gastrique pourrait se révéler dangereuse, par ex. en cas de saignements gastro-intestinaux, d’occlusion d'origine mécanique ou de perforation;

– chez les patients atteints de troubles modérés ou sévères de la fonction hépatique (voir «Pharmacocinétique»).

Mises en garde et précautions

Effets sur le cœur

Les études épidémiologiques ont montré que l’administration de dompéridone s’accompagne d’un risque majoré d’arythmies ventriculaires graves ou de mort cardiaque subite (voir «Effets indésirables»). Ces études donnent à supposer que le risque majoré peut se faire sentir plus nettement au-delà de 60 ans et lorsque la posologie est supérieure à 30 mg par jour. Neogast-X lingual doit par conséquent être utilisé avec prudence chez les patients âgés.

Les patients de plus de 60 ans doivent consulter leur médecin avant de prendre Neogast-X lingual.

En raison du risque accru d’arythmie ventriculaire, Neogast-X lingual est contre-indiqué chez les patients présentant des facteurs de risque cardiaques correspondants (voir «Contre-indications»). La prudence est également de mise en cas de bradycardie, car celle-ci augmente le risque d’arythmie.

Le traitement par Neogast-X lingual doit être arrêté en cas d’apparition de signes ou de symptômes de troubles du rythme cardiaque. Dans ce cas, le patient doit immédiatement consulter son médecin.

En cas d’insuffisance rénale

Voir les instructions posologiques spéciales au chapitre «Posologie/Mode d’emploi».

Les antacides et les médicaments antisécrétoires diminuent la biodisponibilité orale de la dompéridone, il convient donc d'en éviter une prise simultanée avec Neogast-X lingual. En cas d’administration concomitante, la prise de Neogast-X lingual doit avoir lieu avant le repas et celle d’antacides ou d'antisécrétoires après le repas.

Potentiel d’interactions médicamenteuses

La dompéridone est principalement métabolisée par le CYP3A4. Les données in-vitro et les études pharmacocinétiques chez l’homme montrent que l’administration concomitante de substances significativement inhibitrices de cette enzyme entraîne une augmentation des taux plasmatiques de dompéridone. L’administration concomitante de dompéridone et de puissants inhibiteurs du CYP3A4, qui allongent l’intervalle QT de façon avérée, est contre-indiquée (voir «Contre-indications»).

La prudence est de mise en cas d’administration concomitante de dompéridone et de puissants inhibiteurs du CYP3A4 dont l’effet d'allongement de l’intervalle QT n’a pas été prouvé, tels que l’indinavir. Il convient de surveiller étroitement l’apparition des symptômes d'effets indésirables chez ces patients (voir «Effets indésirables»).

La prudence est de mise en cas d’administration concomitante de dompéridone et d’inhibiteurs du CYP3A4 qui allongent l’intervalle QT de façon avérée. Il convient de surveiller étroitement l’apparition des symptômes d’effets indésirables cardiovasculaires chez ces patients (voir «Effets indésirables»). Exemples:

– antiarythmiques de classe IA (par ex. disopyramide, quinidine);

– antiarythmiques de classe III (par ex. amiodarone, dofétilide, dronédarone, ibutilide, sotalol);

– certains antipsychotiques (par ex. halopéridol, pimozide, sertindole);

– certains antidépresseurs (par ex. citalopram, escitalopram);

– certains antibiotiques (par ex. lévofloxacine, moxifloxacine);

– certains antimycotiques (par ex. pentamidine);

– certains antipaludiques (par ex. halofantrine);

– certains agents contre les maladies gastro-intestinales (par ex. dolasétron);

– certains cytostatiques (par ex. torémifène, vandétanib);

– certains autres médicaments (par ex. bépridil, méthadone).

Ce médicament contient 7.5 mg de aspartame par comprimé orodispersible.

Les comprimés orodispersibles de Neogast-X lingual contiennent de l’aspartame et ne conviennent donc pas aux patients à risque d’hyperphénylalaninémie.

Interactions

La dompéridone est essentiellement métabolisée par le CYP3A4. Il ressort des données in vitro et des études de pharmacocinétique humaine que l’administration concomitante de substances significativement inhibitrices de cette isoenzyme CYP augmente les taux plasmatiques de dompéridone.

Lors de l’administration concomitante de dompéridone et de puissants inhibiteurs du CYP3A4 qui allongent l’intervalle QT de façon avérée, un allongement cliniquement significatif de l’intervalle QT a été observé. Par conséquent, l’administration concomitante de dompéridone et de certains médicaments est contre-indiquée (voir «Contre-indications»).

La prudence est de mise en cas d’administration concomitante de dompéridone et de puissants inhibiteurs du CYP3A4 dont l’effet d’allongement de l’intervalle QT n’a pas été prouvé ou d’autres médicaments qui allongent l’intervalle QT de façon avérée (voir «Mises en garde et précautions»).

Parmi les principaux inhibiteurs du CYP3A4 figurent:

– les antimycosiques azolés comme le fluconazole*, le miconazole, le kétoconazole*, l’itraconazole et le voriconazole*;

– les antibiotiques macrolides tels que l’érythromycine*, la clarithromycine*, la troléandomycine;

– les inhibiteurs de la protéase du VIH: amprénavir, atazanavir, fosamprénavir, indinavir, nelfinavir, ritonavir et saquinavir;

– les antagonistes du calcium comme le diltiazem et le vérapamil;

– l’aprépitant;

– la néfazodone;

– la télithromycine*.

* allongent également l’intervalle QTc: voir «Contre-indications».

Des études distinctes d’interaction pharmacocinétique/pharmacodynamique sur des sujets sains prenant du kétoconazole oral ou de l’érythromycine orale ont confirmé une nette inhibition par ceux-ci du métabolisme de premier passage de la dompéridone sous l’effet du cytochrome 3A4 (voir tableau suivant).

Étude

Principe actif 1

Posologie

Principe actif 2

Posologie

Durée d’exposition(d= jours)

Dompéridone: modificationde la Cmaxet de l’ASC

Augmentation «moyenne» du QTc (ms) pendant la période d’observation

Période d’observation (d= jours)

«Étude érythromycine» sujets sains

dompéridone

4× 10 mg/d

-

-

5 d

-

2.5

7 d

-

-

érythromycine

3× 500 mg/d

-

3.8

dompéridone

4× 10 mg/d

érythromycine

3× 500 mg/d

Cmax et ASC augmentées 3 fois env.

9.9 (plage 1.6 à 14.3)

«Étude kétoconazole» sujets sains

dompéridone

4× 10 mg/d

-

-

7 d

-

1.6

5 d

-

-

kétoconazole

2× 200 mg/d

-

4.9

dompéridone

4× 10 mg/d

kétoconazole

2× 200 mg/d

Cmaxet ASC augmentées 3 fois env.

9.8 (plage 1.2 à 17.5)

L’administration concomitante d’anticholinergiques peut antagoniser l’action antidyspeptique de la dompéridone.

Étant donné ses effets gastrocinétiques, dompéridone peut en théorie influencer l’absorption de médicaments oraux pris simultanément, surtout s’il s’agit de formes retard ou à enrobage gastrorésistant.

Chez les patients déjà traités par digoxine ou paracétamol, aucune influence sur les taux plasmatiques de ces substances n‘est apparue en relation avec la prise simultanée de dompéridone.

Neogast-X lingual peut également être donné en même temps que les médicaments suivants:

– neuroleptiques, dont il ne potentialise pas l’effet;

– dopaminergiques (bromocriptine, L-dopa), dont il jugule les effets périphériques indésirables comme les troubles digestifs, la nausée et les vomissements, sans en contrarier les propriétés centrales.

Grossesse, Allaitement

Grossesse

On ne dispose que de peu de données postérieures à la commercialisation sur l’emploi de la dompéridone chez les femmes enceintes. Les études chez l’animal ont mis en évidence des effets toxiques pour la reproduction à des doses maternelles toxiques (voir «Données précliniques»). Le risque potentiel chez l’homme est inconnu. Neogast-X lingual ne doit être prescrit au cours de la grossesse que si le bénéfice thérapeutique escompté est supérieur au risque pour le fœtus.

Allaitement

La quantité totale de dompéridone qu’un nourrisson absorbe par le lait maternel est très faible. La dose relative maximale pour le nourrisson (%) est de 0.1% de la dose maternelle en fonction du poids. On ignore si la présence de dompéridone dans le lait maternel peut représenter un danger pour le nouveau-né, aussi est-il recommandé aux femmes qui prennent de la dompéridone de ne pas allaiter.

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Vertiges et somnolence ont été observés après utilisation de la dompéridone (voir «Effets indésirables»). Par conséquent, il convient de conseiller aux patients de ne pas conduire de véhicule, de ne pas utiliser de machines et de ne pas exercer des activités requérant vivacité d’esprit et coordination tant qu’ils n’ont pas déterminé quels effets la dompéridone a sur eux.

Effets indésirables

La sécurité d’emploi de dompéridone a été évaluée chez 1221 patients souffrant de gastroparésie, de dyspepsie, de reflux œsophagien (RGO) ou d’autres pathologies associées, à l’occasion de 45 études cliniques dont les résultats ont été intégrés à la banque de données de sécurité. Tous les patients avaient ≥15 ans et ont reçu au moins une dose orale de dompéridone. Une petite moitié (553/1221) était diabétique. La dose journalière moyenne se situait à 80 mg (entre 10 et 160 mg), 230 patients recevant une dose de plus de 80 mg. La durée moyenne de traitement était de 56 jours (entre 1 et 2248 jours).

Les effets indésirables signalés par les patients traités par voie orale dans le cadre de ces 45 études cliniques avec dompéridone, ainsi que les effets indésirables qui se sont produits en dehors de ce cadre et ont fait l’objet de déclarations spontanées, sont représentés ci-dessous.

Leurs fréquences, également représentées ci-dessous, sont indiquées d’après le système MedDra.

Indications de fréquence (classe d’organes selon le système MedDra):

«Très fréquent» (≥1/10),

«Fréquent» (≥1/100 à <1/10),

«Occasionnel» (≥1/1000 à <1/100),

«Rare» (≥1/10'000 à <1/1000),

«Très rare» (<1/10'000).

Affections du système immunitaire

Occasionnel: hypersensibilité.

Très rare: réactions anaphylactiques (y compris choc anaphylactique).

Affections endocriniennes

Rare: augmentation des taux de prolactine.

Affections psychiatriques

Fréquent: dépression, états anxieux, baisse ou perte de la libido.

Très rare: agitation, nervosité.

Affections du système nerveux

Fréquent: céphalées, somnolence, acathisie.

Très rare: vertiges, effets secondaires extrapyramidaux, convulsions.

Affections cardiaques

Cas isolés de mort cardiaque subite*, arythmies ventriculaires sévères* (tels que Torsade de pointes et tachycardies ventriculaires liées à l’allongement de l’intervalle QTc, voir «Contre-indications»).

Affections gastro-intestinales

Fréquent: diarrhée, sécheresse buccale.

Très rare: crampes intestinales passagères.

Affections hépatobiliaires

Très rare: valeurs de la fonction hépatique anormales.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Fréquent: éruption, prurit.

Occasionnel: urticaire.

Très rare: œdème de Quincke, exanthème.

Affections du rein et des voies urinaires

Très rare: rétention urinaire.

Affections des organes de reproduction et du sein

Fréquent: volume augmenté de la glande mammaire/gynécomastie, sensibilité des seins à la pression, galactorrhée, aménorrhée, douleurs mammaires, menstruation irrégulière, troubles de la lactation.

Occasionnels: écoulement mammaire, gonflement des seins.

Troubles généraux et anomalies au site d’administration

Fréquent: asthénie.

* sur la base des données épidémiologiques (voir plus bas).

Les réactions indésirables suivantes ont été signalées lors de la prise du médicament délivré sans ordonnance: sécheresse buccale.

Population pédiatrique

Dans la phase postérieure à la commercialisation, le profil de sécurité d’emploi n’a fait apparaître aucune différence entre l’adulte et l’enfant.

L’annonce d’effets secondaires présumés après l’autorisation est d’une grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion d’effet secondaire nouveau ou grave via le portail d’annonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.

Surdosage

Symptômes

Agitation, modification de la conscience, convulsions, troubles de l’orientation, somnolence et réactions extrapyramidales, surtout chez l’enfant.

Traitement

Il n’existe pas d’antidote spécifique à la dompéridone.

Une surveillance étroite et des mesures de soutien sont recommandées.

Les anticholinergiques ou les antiparkinsoniens peuvent aider au traitement des réactions extrapyramidales.

Il est recommandé de contacter un centre d’information toxicologique pour connaître les dernières recommandations en matière de traitement d’un surdosage.

Propriétés/Effets

Code ATC

A03FA03.

Mécanisme d’action

La dompéridone est un antagoniste de la dopamine aux propriétés antiémétiques.

Son effet antiémétique repose sur une combinaison d’effets périphériques (motilité gastrique) et un antagonisme des récepteurs dopaminergiques dans la zone de stimulation des chimiorécepteurs, située hors de la barrière hémato-encéphalique.

Pharmacodynamique

Les études réalisées chez l’animal tout comme les très faibles concentrations de dompéridone dans le cerveau indiquent un effet périphérique prédominant de la dompéridone sur les récepteurs dopaminergiques.

Les études chez l’homme ont montré que la dompéridone per os augmente le tonus du sphincter inférieur de l’œsophage, améliore la motilité antroduodénale et accélère la vidange gastrique. Il n’y a pas d’effet sur la sécrétion gastrique.

La dompéridone ne traverse pas facilement la barrière hémato-encéphalique. Chez les utilisateurs de dompéridone, en particulier chez les adultes, des effets secondaires extrapyramidaux sont donc très rares, mais la dompéridone entraîne la libération de prolactine par l’hypophyse.

Efficacité clinique

Enfants en bas âge et enfants ≤12 ans

Une étude multicentrique, prospective, en double aveugle, randomisée, à groupes parallèles et contrôlée contre placebo a été réalisée pour évaluer la sécurité et l’efficacité de la dompéridone chez 292 enfants âgés de 6 mois à 12 ans (âge médian: 7 ans) atteints de gastro-entérite aiguë. Les participants ont été randomisés pour recevoir, en plus d’une solution de réhydratation orale (SRO), soit 0.25 mg/kg de suspension orale de dompéridone (jusqu’à 30 mg de dompéridone par jour au maximum), soit un placebo, trois fois par jour pendant 7 jours au maximum. L’objectif principal de l’étude était de démontrer que l’utilisation de la dompéridone en suspension associée à une SRO serait plus efficace pour diminuer la proportion de participants à l’étude sans épisodes de vomissements dans les 48 heures suivant la première dose de traitement que le traitement par le placebo plus une SRO. Cet objectif n’a pas été atteint.

Pharmacocinétique

Absorption

Après une période de jeûne, la dompéridone administrée par voie orale est rapidement absorbée, et la concentration plasmatique maximale est atteinte environ 60 minutes après la prise. Les valeurs de Cmax et l’ASC de la dompéridone ont augmenté proportionnellement à la dose dans l’intervalle de doses de 10 mg à 20 mg. La biodisponibilité absolue de la dompéridone est faible (env. 15%). Cela est dû à l’importante métabolisation de premier passage dans l’intestin et le foie. Après une administration orale de 30 mg par jour pendant deux semaines, un pic plasmatique de 21 ng/ml a été mesuré 90 minutes après la dernière prise, soit une valeur comparable au taux plasmatique maximal de 18 ng/ml mesuré après la première prise.

Une diminution de l’acidité gastrique (due par ex. à la prise de nourriture, d’antacides ou d’anti-H2) peut ralentir et limiter l’absorption de la dompéridone à partir des comprimés orodispersibles.

En cas de prise de la dompéridone après le repas, l’absorption maximale est atteinte plus tard, et l’ASC est légèrement augmentée.

Distribution

La dompéridone se lie entre 91 et 93% aux protéines plasmatiques (le volume de distribution est de 5.7 l/kg).

Des études de distribution chez l’animal avec le produit radiomarqué ont montré une large distribution tissulaire, mais une présence infime du médicament dans le cerveau et le placenta.

Métabolisme

La dompéridone subit un métabolisme hépatique rapide et important par hydroxylation et N-désalkylation. Les études de métabolisme in vitro utilisant des inhibiteurs à visée diagnostique ont révélé que l’isoenzyme CYP3A4 jouait le rôle principal dans la N-désalkylation de la dompéridone, tandis que dans son hydroxylation aromatique, CYP1A2 et CYP2E1 interviennent parallèlement à CYP3A4.

Élimination

Les excrétions urinaires et fécales représentent respectivement 31% et 66% de la dose orale. La quantité de principe actif éliminée sous forme inchangée est faible: de l'ordre de 10% des excrétions fécales et de 1% des excrétions urinaires. La demi-vie d’élimination après une dose orale unique est de 7 à 9 heures chez les sujets sains, mais est prolongée chez les insuffisants rénaux.

Cinétique pour certains groupes de patients

Troubles fonctionnels hépatiques

Dans une étude pharmacocinétique chez des patients présentant des troubles fonctionnels hépatiques modérés (score Child-Pugh B de 7 à 9), l’ASC et la Cmax de la dompéridone étaient, par rapport aux sujets sains, 2.9 et 1.5 fois plus élevées. La fraction libre non liée aux protéines plasmatiques était de 25% supérieure et la demi-vie terminale allongée de 15 à 23 heures. Dans les cas d’altération légère de la fonction hépatique, l’exposition à la dompéridone était comparable à celle de sujets sains. Les patients souffrant de troubles fonctionnels hépatiques sévères n’ont fait, ici, l’objet d’aucune étude (voir «Contre-indications»).

Insuffisance rénale

Chez des patients atteints d’insuffisance rénale sévère (créatininémie >6 mg/100 ml, soit >0.6 mmol/l), la demi-vie d’élimination de la dompéridone est passée de 7.4 à 20.8 heures, avec toutefois des taux plasmatiques inférieurs à ceux des sujets sains. L’excrétion rénale ne concerne qu’une quantité extrêmement faible (environ 1%) de dompéridone inchangée (voir «Posologie/Mode d’emploi»).

Données précliniques

Les études in vivo et in vitro ont montré qu’une forte concentration de dompéridone (correspondant à 8 à 135 fois la Cmax pour la substance non liée dans le plasma humain) peut allonger l’intervalle QTc. La concentration maximale était torsadogène.

Des effets tératogènes chez le rat ont été observés à des doses élevées, toxiques pour les mères, de 200 mg/kg/jour par voie orale ou de 30 mg/kg/jour par voie intrapéritonéale (correspondant respectivement à des doses humaines équivalentes de 32 et 5 mg/kg/jour) (malformations telles qu’anophtalmie, microphtalmie et déplacement de l’artère subclavière). La signification clinique de ces résultats est inconnue. Aucun effet tératogène n’a été observé ni chez la souris jusqu’à une dose de 120 mg/kg/jour (correspondant à une dose humaine équivalente de 10 mg/kg/jour), ni chez le lapin jusqu’à une dose de 120 mg/kg/jour (correspondant à une dose humaine équivalente de 39 mg/kg/jour), ni à une dose par voie intraveineuse de 25 mg/kg/jour (correspondant à une dose humaine équivalente de 8 mg/kg/jour). Les doses maternelles toxiques ont conduit à une embryotoxicité chez la souris et le rat (y compris un retard d’ossification).

Chez le jeune rat, après une administration répétée par voie intrapéritonéale sur une période de 30 jours, la valeur NOAEL (No Observed Adverse Effect Level, soit la dose maximale sans effet toxique observé), de 10 mg/kg a été déterminée. La dose létale aiguë par voie parentérale était comprise entre 50 à 69 mg/kg et 56 à 91 mg/kg respectivement pour les rats jeunes et adultes.

Remarques particulières

Stabilité

Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP.» sur le récipient.

Remarques particulières concernant le stockage

Conserver à température ambiante (15-25°C) dans l’emballage original et hors de la portée des enfants.

Numéro d’autorisation

65863 (Swissmedic).

Présentation

Neogast-X lingual comprimés orodispersibles: emballage avec 30 comprimés orodispersibles. (B)

Titulaire de l’autorisation

Axapharm SA, 6340 Baar.

Mise à jour de l’information

Octobre 2019.


Mise à jour 22.10.2021